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Savoir accueillir l’échec avec grâce

On a beau s’habituer ou bien se préparer à l’échec, quand il arrive, il fait toujours aussi mal. Chez moi, l’échec réveille mes croyances limitantes, généralement je m’isole et surtout, je perds confiance en moi. Pour moi, c’est toujours un long tunnel solitaire qui me demande une force métaphysique pour m’en sortir. Et pourtant, j’ai l’habitude.

Le dernier échec rencontré concerne ma réorientation professionnelle. En juillet dernier, j’ai suivi une formation pour travailler dans le secteur bancaire, j’ai obtenu ma certification et j’ai pu travailler dans une agence bancaire à Champigny (94). Je me sentais prête, préparée et motivée.

Cela n’a pas suffi. Ma période d’essai a été interrompue au bout de deux mois. Sur le coup, je l’ai vécu comme un échec mais aussi un soulagement car les valeurs n’étaient clairement pas alignées. Dès le premier jour, on m’a laissé seule à l’accueil. Au bout de deux jours, j’ai demandé si je pouvais avoir une demi-journée en binôme avec des collègues et cela m’a été refusé. J’étais dans un état de stress maximal tous les jours car je devais acquérir les compétences techniques et adopter la bonne posture avec une typologie de clients que je découvrais.

Concernant les valeurs, je n’étais foncièrement pas alignée avec leur manque de considération du client. En plus de cela, certaines familiarités étaient malaisantes. En restant là-bas, je craignais de perdre mon côté humain. Dès le début, on m’a reproché d’être trop avenante et de donner trop d’espoir aux clients 💔 Rien que de l’écrire, ça me fout une boule au ventre.

Bref, ce boulot était éreintant et je me demandais si j’avais fait le bon choix.

Ce qui est compliqué quand tu réalises que le choix que tu as fait ne répond pas à tes attentes, c’est que tu as du mal à l’admettre. Encore plus quand tu t’es projeté et bien préparé. Après avoir suivi une formation de 40 jours et avoir obtenu une certification, je ne me voyais pas abandonner aussi tôt. Je voulais me faire un avis en ayant au moins un an ou deux de recul. Mais c’est toujours quand on croit avoir le contrôle sur la vie que celle-ci nous rappelle que ce n’est pas le cas.

Quand le directeur d’agence m’a annoncé la nouvelle, j’en ai profité pour faire redescendre la pression et lui demander quelques conseils pour mes expériences futures, mais encore une fois, il n’a pas pu me répondre concrètement.

Je pense que l’échec est plus simple à accepter lorsqu’il fait sens. Dans mon cas, j’ai eu du mal à trouver le sens de toute cette situation. À quoi bon avoir fait cette formation ? À quoi va me servir la certification ? Est-ce que tous les efforts fournis ne valaient rien ? Je me suis posée une tonne de questions.

Ce que j’ai fini par comprendre, c’est que … c’est juste la vie. Il n’y a pas de raison métaphysique à chercher. À chaque fois que l’on tente quelque chose, il y a 50% de chances d’échouer ou de réussir. Ce qui compte c’est que j’ai essayé, je me suis donnée à fond, et que j’ai essayé de tirer des leçons de cette situation.

Finalement, pour accepter l’échec avec grâce, il faut se laisser le temps de ressentir les émotions que cela génère. Ne pas chercher à les fuir sans non plus amplifier leur présence. Je me souviens avoir dit à mes besties que j’étais grave saoulée de cet échec et que j’avais les boules d’avoir bossé autant pour rien. C’était la vérité crue, sans chercher à l’embellir ou à dramatiser.

Aujourd’hui, je me sens un peu plus à l’aise avec cette réorientation foirée.

Les échecs font partie de la vie et sont la preuve que nous sommes en mouvement. Je vais continuer de tout donner comme à mon habitude en espérant que le prochain échec sera dans longtemps.

Pour finir, le point essentiel sur lequel je vais travailler, c’est ma capacité à tenir ma routine même quand je n’ai pas le moral. ÇA c’est un gros challenge pour moi. C’est comme si je méritais la meilleure version de moi, uniquement dans la performance. Il est temps de changer ça.

Je suis tombée sur cette publication qui contenait ça ⬇️

Au-delà du challenge, je pense que c’est une bonne manière d’organiser sa routine. Plutôt que de dire qu’il faut faire X temps de ci ou de ça, je trouve qu’il y a plus d’impact à dire « Une portion de ci ou de ça ». Je vais me baser sur ça pour me concocter une routine personnalisée. Une pour quand je perfome et une autre, pour quand je n’ai pas trop le moral.

T’en penses quoi ? C’est quoi ta routine à toi ? Et surtout, parle-moi de ton dernier échec et ce que t’en as appris ?

8 réponses à « Savoir accueillir l’échec avec grâce »

  1. Avatar de Anonymes
    Anonymes

    Merci encore Caroline pour ce partage si authentique. Lire ton récit m’a rappelé une citation : Si tu juges un poisson sur sa capacité à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide !

    Tu parles d’un échec, mais de l’extérieur, on voit surtout une victoire de ton intégrité. Se faire reprocher d’être trop avenante ou trop humaine dans un milieu qui manque de considération client, ce n’est pas un défaut de compétence, c’est un diagnostic de mauvaise compatibilité. Tu n’as pas échoué à être banquière ; tu as réussi à rester toi même dans un environnement qui ne te mérite pas.

    Ce que je trouve magnifique, c’est cette capacité que tu as de repartir de zéro avec autant de courage. Obtenir une certification en 40 jours prouve ta force de travail. Cet effort n’est pas perdu : il a servi à te donner une réponse claire sur ce que tu ne veux plus jamais accepter. Bravo à toi. Personnellement, je crois en toi.

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    1. Avatar de Kimsu

      Merci à toi pour ton commentaire et ta fidélité <3 Comme tu le dis, c'est effort n'est pas perdu et oui, je sais maintenant ce que je n'accepterai plus. J'aime aussi beaucoup la citation que tu as choisie ! Encore merci <3

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  2. Avatar de Anonyme
    Anonyme

    Sais tu ce que tu voudrais faire prochainement ? Persister dans le secteur bancaire ? Je vais peut-être dire une bêtise, et je ne voudrais pas que tu le prennes mal mais je trouve que ce secteur ne cherche que des bons petits soldats qui appliquent le règlement à la lettre sans prendre en compte les clients.

    Tu as trop de talents et d’idées pour te limiter à ce cadre ci. Après c’est toujours plus facile de dire ça quand on n’a pas de soucis financier derrière ou d’impératif.

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    1. Avatar de Kimsu

      Tu as totalement raison. Le secteur bancaire est un milieu qui recherche des personnes capables d’appliquer sans broncher ni questionner ni même comprendre haha.

      Du coup non, je ne souhaite plus travailler dans ce milieu 😅 pour l’instant je réfléchis encore à quelle sera ma prochaine aventure 🚀

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      1. Avatar de Anonyme
        Anonyme

        C’est bizarre car je me revois il y a 15 ans ayant postulé dans le secteur bancaire, mais je suis allé beaucoup moins loin que toi dans l’expérience. J’ai passé une journée de test à remplir des quiz avant de m’apercevoir que ce n’était pas moi du tout. J’ai fait exprès d’échouer au dernier test pour ne pas passer l’étape supérieur et ils s’en sont aperçu.

        Bref tout ça pour dire qu’avec ton esprit, je t’imagine assez bien dans l’univers du dev. Actuellement les cartes sont entièrement redistribué grâce à Claude Code et il est relativement aisé de développer application (dans le but de revente) ou Saas. Ce n’est que mon avis mais jette un coup d’oeil dans cette direction, on ne sait jamais !

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      2. Avatar de Kimsu

        Triste de savoir que toi aussi t’es passé par la désillusion du secteur bancaire, mais je me sens moins seule maintenant ! Tu as très bien fait de fuir !

        Mais tu sais, c’est trop marrant que tu dises ça car je suis justement en plein dedans ! À l’instant où je t’écris, je suis sur Codex en train de développer une web-app pour commencer et me familiariser avec l’architecture produit et l’UX/UI. Ton intuition est vraiment bonne haha

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  3. Avatar de Anonyme
    Anonyme

    Incroyable ! Je souris derrière mon écran en lisant ta réponse. On appelle ça la synchronicité, et c’est souvent le signe qu’on est enfin sur la bonne voie.

    Hâte de lire tes prochaines aventures. Je sens déjà dans tes mots que la boule au ventre a laissé place à l’excitation de la création. Force !

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    1. Avatar de Kimsu

      Incroyable, c’est vraiment le mot !
      C’est rare les synchronicités comme ça… En tout cas, merci encore pour tes encouragements et la force, ça motive réellement.
      Et oui la boule au ventre a laissé place aux papillons d’excitation ✨
      Hâte de te lire à nouveau, à bientôt !

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